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L'association en images

Monuments

Retrouvez, ci-dessous, les monuments étudiés lors de nos circuits découverte.

Plaques et monuments Commémoratifs de la Grande Guerre dans l'Oise


Monuments et plaques en l'honneur des héros de la Grande Guerre

Georges Guynemer (Paris 1894 - Poelkapelle, Belgique, 1917)Georges Guynemer (1894-1917), statue à Compiègne.
Héros légendaire de l'aviation française, ce Compiégnois d'adoption remporte ses sept premières victoires à bord d'un Nieuport basé à Breuil-le-Sec (décembre 1915-mars 1916). Il s'illustre par la suite dans le ciel de Verdun, de Fismes et des Flandres sur son Vieux Charles dans l'escadrille des Cigognes. As des as de la Grande Guerre avec un total de 53 victoires, le capitaine Guynemer est abattu au dessus de Poelkapelle en Belgique le 11 septembre 1917. Fort d'une grande notoriété, ce héros de vingt-trois ans reçut les hommages unanimes des Français.
Plusieurs monuments l'honorent dans l'Oise dont une stèle à Breuil-le-Sec, une plaque "disparu en plein ciel" sur sa maison du 101 rue Saint-Lazare et un monument à l'angle de la rue Saint-Lazare et du Boulevard Victor Hugo à Compiègne.

"Héros légendaire tombé en plein ciel de gloire après trois ans de lutte ardente. Restera le plus pur symbole des qualités de la race : ténacité indomptable, énergie farouche, courage sublime. Animé de la foi la plus inébranlable dans la victoire, il lègue au soldat français un souvenir impérissable qui exaltera l'esprit de sacrifice et provoquera les plus nobles émulations."

La maison de Guynemer
    ‘’Ici vécu de 1903 à 1914, le capitaine aviateur Georges Guynemer, héros légendaire tombé en plein ciel de gloire le 11 septembre 1917’’. Nous sommes à Compiègne au 112 de la rue Saint-Lazare. Aujourd’hui ‘’Résidence de la forêt’’; il y a quelques années encore, propriété de la famille Guynemer.
    Dans ce quartier résidentiel, Paul Guynemer fera bâtir la maison dont il a toujours rêvé. Pour lui, sa femme Junon et ses enfants Odette, Yvonne, et Georges, il aura un hôtel cossu dans la cité mondaine , élégante et particulièrement bien fréquenté qu’est alors Compiègne.
    Cette demeure est telle qu’il l’a voulue: tout à fait ‘’Belle époque’’. Coiffé d’un toit d’ardoises, elle se dresse fièrement du haut de ses deux étages. Ornée de balustres devant les portes-fenêtres du rez-de-chaussée, de faux balcons, d’encorbellements, elle s’impose par son charme discret.
    A l’intérieur, on devine aisément les moulures ornées des plafonds, l’élégante salle à manger dont la verrière donne sur un parc planté de vieux arbres et d’une multitude de fleurs. Au première étage, tout en haut d’un escalier assez raide, la chambre de Georges; là où enfant, il dévorait quantité de livres d’aventures.


Ferdinand Foch (Tarbes 1851 - Paris 1929)Foch (1851-1929), monument de l’Armistice à Compiègne.
Après avoir participé à la bataille des frontières au début du conflit, le Général Foch s'illustre par son attaque dans les marais de Saint-Gond où il contribue à la première victoire de la Marne (août 1914) qui voit refluer l'ennemi dans l'Oise où le front se fixe. Après trois années de combats dans le Nord, l'Artois, la Somme puis l'Italie, période durant laquelle il connait la disgrâce, il est nommé générallissime des troupes alliées. Il contre l'offensive de la Somme (avril 1918), remporte la seconde Bataille de la Marne (juillet 1918) puis lance l'offensive générale (août 1918) qui s'achève par la signature de l'armistice (11 novembre 1918).
Plusieurs plaques témoignent de son passage dans l'Oise :
- dans l'hôtel de ville de Beauvais commémorant la nomination le 3 avril 1918 du général Foch comme chef suprême des Armées alliées,
- au 16 rue Bellon à Senlis (actuel centre médico-social) où le général Foch s'installe avec son chef d'état major le général Weygand en octobre 1918 pour préparer la victoire,
- sur un mur extérieur de l'église de Rethondes où il se recueille le 10 novembre 1918.
En outre, sur le monument aux morts de Senlis, un médaillon de bronze le représente de profil. Mais l'hommage le plus vibrant au maréchal Foch est la statue élevée dans la Clairière de Rethondes en 1937, oeuvre de Firmin Michelet.

Le 12 novembre 1918, de son Quartier Général de Senlis, le Maréchal Foch adresse aux Armées l'Ordre du Jour n5961 :   "Officiers, Sous-Officiers et Soldats des Armées Alliées,
Après avoir résolument arrêté l'ennemi, vous l'avez pendant des mois, avec une foi et une énergie inlassables, attaqué sans répit. Vous avez gagné la plus grande bataille de l'Histoire, sauvé la cause la plus sacrée : la liberté du monde.
Soyez fiers,
D'une gloire immortelle vous avez paré vos drapeaux,
La postérité vous garde sa reconnaissance."


Ernest Noël (Paris 1847 - Paris 1930)Ernest Noël (1847-1930), buste du square de l'hôtel de ville de Noyon.
Maire radical socialiste de Noyon (1888-1925), membre du conseil général de l'Oise (1886-1929) qu'il présida à partir de 1904, député (1893-1906) puis sénateur de l'Oise (1906-1929), l'industriel Ernest Noël se fait remarquer par sa conduite exemplaire durant la Grande Guerre. Refusant de se soumettre à l'autorité ennemie, il est arrêté comme otage (1915), déporté en Allemagne puis échangé (1916). Principal artisan de la recontruction de Noyon, il présidera à l'élaboration du nouveau schéma urbain de la ville.
Son buste, oeuvre du sculpteur Marius Cladel située dans le square de l'hôtel de ville, est inauguré le 11 septembre 1938.



Eugène Odent (Senlis, 25 août 1855 - Chamant, 2 septembre 1914)Eugène Odent (1855 - 1914), monument aux morts de Senlis.
Propriétaire senlisien descendant des maires Jean Odent (1769-1846) et Henri Odent (1826-1911), maire de Senlis lui-même élu en 1912, Eugène Odent est arrêté par les Allemands et exécuté avec six autres otages le 2 septembre 1914 à Chamant. Son exécution ainsi que les incendies de la gare et d'une partie de la rue de la république ont été largement diffusées par la presse nationale pour témoigner de la barbarie allemande. L'exécution du maire de Senlis, retranscrite dans l'acte d'état civil sous la forme "tué à l'ennemi dans l'exercice de ses fonctions", a considérablement marqué les esprits de l'époque.
Aussi, à Chamant, l'avenue principale du village porte-t-elle le nom d'Eugène Odent tandis qu'une croix élevée par Marie Odent, son épouse, rappelle la tragédie, et qu'une stèle marque l'emplacement de son exécution, à l'angle de la rue des Otages et de la rue de l'Aunette.
La ville de Senlis, rendra également de nombreux hommages au maire, puisque son nom est gravé sur les plaques commémoratives de la cathédrale et de l'hôtel de ville, que son portrait est sculpté sur le monument aux morts et que le nom Odent sera attribué à une rue du centre ville par délibération municipale en date du 1er avril 1931.


Philippe Pétain (Cauchy-à-la-Tour, 1856 - île d'Yeu, 1951)
Après sa participation aux batailles de la Marne (septembre 1914), d'Artois (mai 1915), de Champagne (septembre 1915) et de Verdun (février 1916), le général Pétain est promu au commandement du groupe d'armées du Centre. Commandant en chef des Armées en remplacement du général Nivelle du 15 mai 1917 jusqu'à la fin de la guerre, il revient dans l'Oise où est basé dans le palais de Compiègne d'avril 1917 à mars 1918 le Grand Quartier Général.
Plusieurs plaques honorent le général Pétain dans l'Oise notamment sur l'hôtel de ville de Noailles, siège de son quartier général en 1916.

A voir à Noailles, une plaque sculptée à Pétain.
" Le 25 février 1916, le général Pétain quitte son quartier général de Noailles pour se rendre à Verdun ".

Alexis Carrel et son Hôpital
    Située à Compiègne au 24 de l’avenue de Thiers, l’hôtellerie de la compagnie hôtelière des centre de tourisme automobile devenait, dès les premiers mois de 1915 et pour la durée du conflit, l’hôpital militaire du chirurgien Alexis CARREL.
    Né le 28 juin 1873 à Lyon, Alexis Carrel fera ses premières armes chez les jésuites du Rhône puis, à l’externat Saint-Joseph. Doublement diplômé du baccalauréat ès lettre et du baccalauréat ès sciences, il se fera inscrire à la faculté de médecine et entrera comme interne aux hôpitaux de Lyon. Ajourné au concours de chirurgien, en raison de ses idéaux, il s’exilera dès le mois de mai 1904 en Amérique. Là-bas, il sera prié de poursuivre ses recherches: le Rockfeller Institut l’ayant choisi pour membre et placé à la tête du département de chirurgie expérimentale.
    Lorsqu’en 1912 le prix Nobel récompensait ce nouveau lauréat, le nom de Carrel devait acquérir, en France, une certaine renommée.
    Dans les jours qui suivirent la déclaration de guerre en France, Alexis Carrel se mit à la disposition des autorités militaires françaises mais devait être voué a l’ordinaire besogne. Ce n’est que sur l’intervention du ministre de la guerre, M. Millerand, que le jeune chirurgien se consacrera à nouveau à la recherche. Un hôpital militaire de 83 lits sera ainsi créé, aussi près du front que possible; une ambulance oeuvrant directement sur le champ de bataille.
    Grâce à la solution d’hypochlorite de soude de l’anglais Thomas Daquin, Carrel fût à même de soigner les plaies des blessés par une irrigation constante à laquelle il observa une observation quotidienne et rigoureuse. Un ouvrage intitulé ’’Le traitement des plaies infectées’’ et, rédigé à Compiègne par les docteurs Carrel et Déhelly, reprend l’ensemble du procédé.



Plaques et monuments en l'honneur de familles de combattants

Les Alsaciens-LorrainsMonument aux Alsaciens-Lorrains, Compiègne.
Non loin de la Clairière de l'Armistice, le monument aux Alsaciens-Lorrains, oeuvre en grès des Vosges réalisée en 1922 par Edgar Brandt, représente l'aigle abattu par l'épée, symbole de la chute de l'empire allemand. Ce monument, offert par le journal Le Matin, est remis à la ville de Compiègne le 11 novembre 1922 par Charles Beckenhaust, rédacteur en chef du journal de Wissembourg. Détruit par les Allemands durant la Seconde Guerre mondiale, il est relevé à l'identique après guerre.

"Ici, le 11 novembre 1918, succomba le criminel orgueil de l'Empire allemand vaincu par les peuples libres qu'il prétendait asservir".



Les gardes forestiers
Depuis 1995, le monument en l'honneur des gardes-forestiers de Compiègne tués au champ d'honneur s'élève à proximité de la Clairière de l'Armistice.

Les infirmièresMonument national des infirmières militaires, Pierrefonds.
En 1918, un bombardement aérien tue Melle Jalaguier, infimière à l'hôpital militaire de Pierrefonds installé dans le parc de l'ancien Hôtel des Bains. Afin de commémorer cet épisode tragique de la Grande Guerre, les anciens-combattants ont élevé place de l'hôtel de ville une Monument national aux infirmières.

" A Elisabeth Jalaguier. Animée du plus bel esprit de sacrifice et du plus pur idéal patriotique, fut tuée à son poste au milieu des blessés qu'elle réconfortait par sa présence et ses soins au cours d'un bombardement aérien. Clemenceau. "


Les instituteurs de l'Oise
Oeuvre d'Henri Greber, ce monument élevé dans l'Ecole Normale des garçons de Beauvais honore les 153 instituteurs de l'Oise morts pour la patrie. (Visible à Beauvais au lycée François Truffaut dans la rue de Pontoise).


Monuments aux morts de l'Oise
Bas-relief du monument aux morts de Marquéglise, œuvre du sculpteur Marcel Pierre.
A la veille de la Première Guerre mondiale, le département de l'Oise posséde quelques monuments élevés en l'honneur des combattants (Chantilly, Crépy-en-Valois, Formerie, Longueil-Annel, Noailles, Noyon, Sempigny, Senlis...). Peu nombreux, ces monuments communaux peuvent regrouper les morts de plusieurs guerres ou conquêtes : Algérie, Maroc, guerre de 1870-1871, Tonkin, Chine...
L'inauguration à Longueil-Annel, le 5 juillet 1914, d'un monument à la mémoire des enfants du canton de Ribécourt durant la guerre franco-prussienne (érigé par la 1290e section des vétérans des armées de terre et de mer de la commune), témoigne de la vivacité du sentiment patriotique peu avant l'entrée en guerre.
Au lendemain de la Grande Guerre, toutes les communes de l'Oise vont ériger leur monument aux morts, les unes dès 1919, les autres plus tardivement. Si certains de ces monuments indiqueront aussi les noms de victimes civiles, la plupart d'entre eux porteront ensuite les noms de combattants d'autres conflits (guerre de 1870-71, Seconde Guerre mondiale, Indochine).

Date d'inauguration de quelques monuments aux morts de l'Oise

1920
23 mai    Pierrefonds
24 mai    Rivecourt (plaques)
10 juin        Mélicocq
25 août    Remy
oct.        Haudancourt
oct        Arsy
novembre    Le Meux
novembre    Longueil-Sainte-Marie
Inauguration du monument aux morts de Tricot.
1921
7 juin 1921    Plessier-de-Roye

1922
juin        Bailly
juillet        Genvry
11 nov.    Compiègne

1923
avril        Cuy
avril        Suzoy
mai        Dives
mai        Cannectancourt
3 juin        Thiescourt
juin        Muirancourt
juillet        Crisolles
juillet        Senlis
5 août        Baboeuf
5 août        Cuts
août        Janville
sept.        Jaulzy
14 oct.    Candor

1924
11 avril    Ressons-sur-Matz
6 juillet    Beauvais
27 juillet    Vauchelles
24 août    Ribécourt
26 octobre    Elincourt-Sainte-Marguerite
30 nov.    Montmacq
21 déc.    Gournay-sur-Aronde
Le monument aux morts de Fretoy-le-Château.
1925
22 mars    Noyon
19 avril    Pont-l'Evêque
14 juin        Grandru
11 octobre    Chiry-Ourscamp

1926
Nampcel

1928
Dreslincourt

1929
6 octobre    Appilly
Le monument aux morts de Cuy.
1930
13 avril    Pimprez

1932
Carlepont

2000
Le Plessis-Patte-d'Oie


Obélisques de grès, de calcaire ou de granit, poilus immobiles ou en mouvement, femmes implorant le ciel avec leur enfant, les monuments aux morts de l'Oise revêtent de nombreuses formes.

Monuments et plaques en l'honneur d'un évènement local

A Boulogne-la-Grasse, une plaque est scellée sur le mur de clôture du château élevé par Alphonse de Boulogne. Elle commémore le passage d'Albert Ier roi des Belges, de Raymond Poincaré président de la République et du Maréchal Joffre, en inspection au front le 23 août 1915. Trois ans plus tard, le château est en partie détruit lors de la bataille de Montdidier.
Monument du Camp des chars d'assaut, Champlieux.
A Champlieux, une borne casquée érigée à l'initiative du commandant Cornic indique l'emplacement entre 1916 et 1918 du Camp des chars d'assaut, commandé par le général Estienne alors résidant à Orrouy.

"Ô passant, que si d'aventure
Tu promènes ici tes pas,
Arrête, ami, mets chapeau bas,
Ici, pour la grande aventure
Naquirent les chars de combat. "


A Compiègne, la célèbre Clairière de l'Armistice est aménagée dès l'après guerre sous la direction de l'architecte M. Magès : percement d'une allée de 250 mètres, réalisation d'un rond-point de 100 mètres de diamètre. Le 11 novembre 1922, MM. Millerand et Poincaré inaugure le site qui connaîtra d'autres aménagements, dont le Wagon du Maréchal Foch (1927).
Plaque commémorative, Nanteuil-le-Haudoin.

A Nanteuil-le-Haudouin, à l'angle de la rue de Paris et de la rue de Lisy, une plaque commémore le souvenir du regroupement des Taxis de la Marne aux portes de la ville.

" Ici, le 7 septembre 1914, les taxis parisiens réquisitionnés par le général Galliéni, gouverneur militaire de Paris, ont amené les renforts qui ont permis à l'armée française de remporter la Victoire de la Marne. Cette manœuvre décisive a pris le nom d'Epopée des Taxis de la Marne".Le monument aux morts de Noyon conçu par les architectes E. Chiflot et R. Lefèvre.


A Noyon, la frise du monument aux morts inauguré le 22 mars 1925 représentent quatre scènes marquantes de la Première Guerre mondiale : la prise d'otages, la libération du 20 mars 1917 par le XIIe Corps, Noyon dans les ruines, la remise de la Légion d'honneur à la ville le 17 juillet 1920.
Quatre années plus tard, le 11 septembre 1929, une plaque est apposée sur l'actuel conservatoire de musique Paschal de l'Estocart, rappelant le passage du général French du 26 au 28 août 1914.



Le château d'Orrouy vu depuis la rue du Général Estienne.

A Orrouy, une plaque est apposée sur le château précisant : " Ici fonctionna en 1917 et 1918 le poste de commandement du général Estienne, père des chars de combat français qu'il créa, organisa et instruisit au camp de Champlieu de décembre 1916 à avril 1918".






La plaque commémorative du Maréchal Foch à Senlis.
A Senlis, au 16 rue Bellon à Senlis (actuel centre médico-social), une plaque rappelle le lieu d'installation du Grand Quartier Général. Là, le 25 octobre 1918, le maréchal Foch, son chef d'état major le général Weygand et les Commandants en Chef examinent la situation militaire et préparent les conditions d'armistice.

Le château de Versigny.
A Versigny, sur le portail du château, une plaque rappelle qu' "Ici habita le Général Mangin, commandant de la Xe armée, avec son Etat-Major, du 3 juin au 17 juillet 1918. C'est du château de Versigny que furent établies les directives qui nous donnèrent la Victoire ".


Monuments et plaques en l'honneur d'une bataille

Inauguré le 7 mai 1950, le monument de Courcelles commémore le sacrifice des soldats du 49e RI tombés lors des combats du 9 au 15 juin 1918 pour la défense du village.

Inauguré le 30 septembre 1934 au lieu-dit " Le Chemin Creux", le monument de Crisolles est dédié "Aux défenseurs de Noyon" lors des combats des 23, 24 et 25 mars 1918. Oeuvre des architectes Davroux et Gauthier, ce mur de béton symbolise la défense des combattants du Vème Corps d'Armée du général Pellé qui porta un coup d'arrêt à l'offensive allemande du général von Hutier.

Le 29 mai 1954, le monument en l'honneur du 57e RI "Le Terrible, que rien n'arrête" fut inauguré sur le Mont Renaud (Passel), en bordure de la RN32. Il porte la plaque "Ici, du 25 mars au 13 avril 1918, le 57e RI a brisé 22 attaques, maîtrisé 5 régiments, barré à l'ennemi la route de Paris" commémorant par là même la Bataille du Mont Renaud.

Le "Cabaret Rouge", Mareuil la Motte.
A Mareuil-la-Motte, sur le mur du "Cabaret Rouge", une plaque rappelle au souvenir des combattants du Plateau Saint-Claude : "A la mémoire des morts du 9e Cuirassiers à pied qui arrêtèrent ici la ruée allemande le 9 juin 1918 en se sacrifiant. Passant, souviens-toi. "


Monument de Mélicocq.
A Mélicocq, le Monument aux morts-crucifix, élevé par le Major et Madame Emerson-Withe le 20 juin 1920, porte l'inscription "C'est ici que les très durs combats des 9, 10, 11 juin 1918 et au prix des plus douloureux sacrifices, les soldats de la IIIème Armée (Humbert) ont définitivement arrêté l'ennemi dans sa marche sur Paris. Vous qui passez, découvrez-vous". Les bienfaiteurs américains de Mélicocq firent ajouter : "Honneur aux vaillants de la 53ème Div, 205ème, 112ème, 236ème, 319ème R.I., 243ème, 283ème R.A.C., 3/13ème Génie, 9ème Cuir. à pied, qui dans ces sanglantes journées sont tombés pour la sainte cause".

Portail de l'église de Plessier-de-Roye.
De part et d'autre du portail de l'ancienne église Saint-Jean-Baptiste de Plessier-de-Roye, deux plaques rappellent la violence des combats de 1918. A droite, la plaque ornée d'un cor de chasse porte l'inscription: "Plessier et Plémont. Ces deux piliers de la porte s'ouvrent sur le cœur de la France. Là, en mars - avril 1918, avec la division Barbot, le 56ème Bataillon de Chasseurs de Driant, commandant Herment en tête, commandant au Bois des Caures, a tenu. Honneurs aux braves et paix aux morts." A gauche du portail, la plaque ornée d'une ancre de marine porte l'inscription: "A Plessier le Roye, le 30 mars 1918, le front allié étant rompu, sous la puissante offensive allemande, un bataillon du Régiment d'Infanterie Coloniale du Maroc sous les ordres du chef de Bataillon Reboul, d'un seul élan contre attaque, enraya la ruée allemande sur l'Ile de France faisant 785 prisonniers et ornant son drapeau d'une sixième palme et de la fourragère aux couleurs de la Légion d'Honneur. Citation à l'ordre de l'armée n409 du 15 mars 1918."Borne casquée de Moulin-sous-Touvent.


A Quennevières, sur le mur extérieur de la Ferme, plusieurs plaques et un monument commémorent la bataille qui s'y est déroulée en 1915.


Scellées en 1924 sur les bords du Matz à Thourotte, en bordure de route à Moulin-sous-Touvent, Tracy-le-Val et Antheuil-Portes, ces bornes en granit rose sont l’œuvre de Paul-Moreau Vauthier sur une commande du Touring Club de France. Hautes de un mètre, pourvues d'un casque Adrian posé sur une couronne de lauriers, ces bornes marquent l'extrême avance des Allemands durant leur dernière offensive en juin 1918.
Stèle du Bois Triangulaire, Canny-sur-Matz.

Monument en l'honneur de combattants

A Canny-sur-Matz, au bout de la rue Pierre Diot, s'élève une stèle au lieu-dit le Bois Triangulaire. Orné d'un casque, ce monument porte l'inscription: "A notre fils René Rivière. A la mémoire des soldats de la 2ème Compagnie du 16ème Régiment d'Infanterie de Saint-Etienne (Loire), tombés et restés dans les fils de fer barbelés allemands qu'ils ont voulu franchir à l'attaque du Bois Triangulaire le 18 octobre 1914." Suivent huit noms: "René Rivière, sergent; Louis Georges, Gilbert Maubert, caporaux; Joseph Bonnet, Jean Brechoux, Mathieu Magand; J-M Michalon, J-B Tissier, soldats."


La monument de Cannectancourt en l’honneur du 205ème R.I.
A Cannectancourt, Le monument-crucifix en hommage au Capitaine Jehan Bertran de Balanda commandant la 14ème Compagnie du 205ème R.I. ainsi qu’à ses camarades tombés dans la défense de Cannectancourt le 9 juin 1918.








Monument aux morts et église de Carlepont.
A Carlepont, l'église reconstruite porte une plaque où est gravée l'inscription "Ici, à Carlepont, le 16 septembre 1914, le Régiment de Marche de Zouaves de Niessel, qui a formé le 9ème Régiment de Zouaves, a reçu le baptême du feu. Hommage des survivants à leurs camarades disparus, 18 juin 1950."







Les chars d'assaut à l’entraînement au  camp de Champlieux.
A Champlieux, près du monument aux chars d'assaut, une plaque évoque la mémoire du Lieutenant Orens, natif de Ressons-sur-Matz, instruit au camp de Champlieux, tué le 18 juillet 1918.



Le monument du hameau de Montigny à Machemont.
A Machemont, près de l'église du village, s'élève un monument en l'honneur des 86ème R.I., 38ème R.I., 53ème R.A. et 4ème Génie où est inscrit "A la mémoire des braves tombés au champ d'honneur autour de Machemont, Attiche, La Carmoy et Ecouvillon".
Au hameau de Montigny (commune de Machemont), un monument élevé par le 86 éme R.I., le 38ème R.I., le 53ème R.A. et le 4ème Génie porte l'inscription : "A la mémoire des braves tombés au champ d'honneur autour de la Carmoy. Ils sont tombés là, fauchés par la mort au cours d'une ardente défense. O passants, enviez leur sort: ils ont régénéré la France."



La tombe de Georges Marie Perreau.A Mélicocq, le monument à la mémoire du Chef d’escadron George Marie Perreau commandant le 3ème groupe du 243ème Régiment d’Artillerie, tué face à l’ennemi le 11 juin 1918. Ainsi qu’à la mémoire des 80 combattants tombés en ce lieu. A voir également, la tombe monument du Commandant Georges Marie Perreau dans le cimetière près de l’église. Aussi, dans la rue principale, une plaque rappelle que le 10 juin 1918, Alexandre Léon Brouillard, commandant le génie de la 53ème D.I. à donné ici sa vie pour sa patrie.
La Butte des Zouaves.
A Moulin-sous-Touvent près de la Ferme de Quennevières, la célèbre Butte des Zouaves rappelle le souvenir des soldats enterré vivants sous le tertre au cours d'un bombardement.
Sur un mur d’enceinte de la Ferme des Loges, se trouve une plaque en l’honneur du soldat Jean-Louis Donou  du 134ème R.I..
Derrière le cimetière communal ce trouve la tombe du Général Collardet commandant le 318ème R.I..



Monuments et plaques en l'honneur de victimes civiles


Si de nombreux monuments aux morts honorent les victimes civiles, de nombreuses plaques commémoratives sont aussi apposées dans les communes de l'Oise rappelant les habitants pris comme otages et fusillés par l'ennemi dans l'exercice de leur devoir.

Monument des otages de Chamant.
A Chamant, au bout de la rue des Otages, une stèle élevée le 4 septembre 1927 par le Souvenir Français des civils passé par les armes par les Allemands le 2 septembre 1914.

" Passant, arrête-toi et souviens-toi !
Dans ce champ ont été fusillés par les Allemands le 2 septembre 1914 comme otages dela ville de Senlis : Eugène Odent, maire de Senlis ; Emile Aubert, mégissier ; Jean Barbier, charretier ; Lucien Cottrau, garçon de ferme ; Pierre Dewerdt, chauffeur ; Jean-Baptiste Elysée Pommier, garçon boulanger ; Arthur Roigault, tailleur de pierre."

A Chiry-Ourscamp, le jour de l'inauguration du monument aux morts (11 octobre 1925), une plaque est découverte dans une salle de la mairie en l'honneur du maire de la commune Anatole Duroyon mort en février 1915 des suites d'une marche forcée. Cette plaque sera détruite avec la mairie lors d'un bombardement en 1944.
Mairie-Ecole de Lagny.
A Lagny, sur le mur de cloture de la Mairie-école, une plaque rappelle le souvenir du maire Picard, fusillé par les Allemands le 19 septembre 1914. De même, au pied d'un crucifix du cimetière du village, une plaque évoque la mémoire de l'abbé Flamand, curé de la paroisse, exécuté comme otage à la même date.

" Le 19 septembre 1914, en ce lieu, les Allemands ont fusillé : Picart Paul, maire ; Flamant Denis, curé ; Lavacquery Fernand ; Lavacquery Octave ; Leclerc Jules. Pris comme otages, ont été obligés de creuser leur tombe avant de mourir."


Monuments alliés
A côté de la plaque britannique se trouve la liste des enfants de Beauvais Morts pour la France pendant la Grande Guerre.
Dix années après la fin du premier conflit mondial, la Commision impériale des sépultures militaires britanniques fait apposer dans les cathédrale de l'Oise (Beauvais, Noyon, Senlis), des plaques en hommage aux combattants de l'empire.
A Noyon, la plaque scellée dans la cathédrale est inaugurée le octobre 1930 en présence des généraux Macdonough et Ware de l'armée britannique, du major-chef de l'état civil militaire britannique d'Arras et du capitaine Simson, réprésentant du ministre du Canada.

Plaque commémorative de Mareuil-la-Motte.
A Mareuil la Motte, le 28 mars 1919, durant la dernière offensive allemande sur le Matz, le Lieutenant-Colonel Fournier remet la Croix de guerre au Colonel Simpson. Cette remise de décoration est immortalisée par une plaque à l'entrée de la carrière Mallet.